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Cómprame un revólver (2018)

April 17, 2019
Cinélatino 2019

Sous le soleil brûlant du Mexique, ce film est une dystopie glaçante. Alors que la plupart des régions mexicaines sont contrôlées par des cartels impitoyables, Huck et son père tentent de survivre. Les femmes viennent à manquer dans ce désert où l'on enlève les enfants des innocents. Huck, jeune fille intrépide, aime s'aventurer là où elle ne devrait pas (au grand dam de son père), et cela va beaucoup jouer sur nos nerfs tout le long du film ! Mais c'est une façon plus qu'intéressante de nous montrer l'innocence d'enfants qui n'ont rien à faire dans un monde aussi chaotique.


Extrait de Cómprame un revolver


Une convergence de styles

Le format du film est parfait : 1h20 durant lesquelles on ne s'ennuie pas. L'histoire vous prend au cœur, car elle est très réelle, dans un environnement pourtant entièrement fictionnel. Un père essaie de protéger sa fille, par tous les moyens, jusqu'à prendre des risques incommensurables. Et Huck, au milieu de tout ça, une enfant innocente et protégée mais dont on doit se méfier, car chacun dans ce monde doit survivre d'une manière ou d'une autre.

Le film est truffé de références qu’elles soient littéraires ou cinématographiques. On passera de Stephen King et de son ambiance à suspense à Mad Max pour son environnement dystopique où l’on fait tout pour survivre. Ce film signe une convergence de styles qui marche parfaitement bien. On nous tient en haleine jusqu'à la fin, suivant Huck dans des environnements familiers (tout en restant hostiles).



Extrait de Cómprame un revolver


Famille et espoir

La réalisation est intéressante, surtout au niveau des plans rapprochés épaule et des nombreux plans larges qui donnent cette idée de proximité mais aussi de distance, comme si nous ne pourrions jamais vivre une réalité pourtant très présente sur Terre. Les couleurs sont très agréables à l'œil, ce qui nous permet de nous fondre dans le décor. Les tons ocres sont toujours éclairés par des spots ou des réverbères, comme pour opposer la couleur claire du sol au noir de la nuit (omniprésente dans le film).

Mais ce film, c'est surtout un message d'espoir pour les générations futures. On notera les premiers mots du film, qui seront un écho durant toute l'œuvre : « Papa veut me donner sa chance, puis je la donnerai à ma fille ». Cette idée de chance, comme d'une chance pour survivre, c'est l'héritage que l'on offre à nos enfants. Une opportunité dont on voudrait qu'elle hérite nous aussi, tant ce film parvient à nous toucher.

Nous ne sommes pas en face d'un chef-d'œuvre cinématographique, mais le film est très agréable et réalisé minutieusement.


Supertramp

À l'âge de 7 ans, son père lui a mis une manette entre les mains devant une vieille télé cathodique affichant le tout premier Halo. La vérité, c'est qu'elle est restée tétanisée de peur (et d'incompréhension?) et qu'elle n'a pas touché à un seul bouton. Près de douze ans plus tard, elle possède une dizaine de console, une centaine de jeu, et quand elle ne tente pas de se suicider en prépa littéraire, elle passe ses nuits à jouer. Depuis, elle a développé un sorte de sixième sens pour les bugs, les imperfections et les faux-raccords. Cela lui arrive aussi de regarder des films, mais sorti de Tarantino, Coppola et Scorsese, elle n'y connait pas grand chose. Ses écrits en soient témoins, elle n'est pas toujours d'accord avec ce qu'elle raconte, mais cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas seule dans sa tête, du moins elle espère. Elle ne jure que par les vieux rpg et ses Metal Gear Solid adorés, lui parler de FIFA comme d'un bon jeu, c'est plus ou moins vous la mettre à dos. Mais si vous voulez un avis sur la question du jeu-vidéo, elle saura vous répondre!

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